Des mots

Des mots, rien que des mots.

Prémonition

Posté par gjoncarlo le 20 mai 2009

Amou daquela vez como se fosse a última

Beijou sua mulher como se fosse a última

E cada filho seu como se fosse o único

Il aima cette fois là comme si c’était la dernière

Il embrassa sa femme comme si c’était la dernière fois

Et chacun de ses fils comme s’il était unique

Chico Buarque, Construção (extrait)

Publié dans Oppressant, Prémonitoire | Laisser un commentaire »

T’es bête et puis pas moi ! (les meilleurs)

Posté par gjoncarlo le 13 mai 2009

- C’est incroyable ! Même moi je ne savais pas !

Publié dans Drôle | Laisser un commentaire »

Amour maternelle

Posté par gjoncarlo le 17 avril 2009

“Je ne te tue pas. Preuve que je suis une très gentille maman.”

La méchante à sa fille. Série B.

Publié dans Drôle | Laisser un commentaire »

De circonstance

Posté par gjoncarlo le 10 mars 2009

“Sortie de voiture. Prière de ne pas stationner.”

Sur un panneau, sur le portail du parking de l’église.

Publié dans Drôle | Laisser un commentaire »

Internet

Posté par gjoncarlo le 10 mars 2009

“C’est où Internet ?”

Un quidam cherchant un cybercafé.

Publié dans Drôle | Laisser un commentaire »

L’informatique

Posté par gjoncarlo le 29 novembre 2008

L’informatique, c’est pas logique.

011101001011000110101

Publié dans Drôle | Laisser un commentaire »

Les naufragés

Posté par gjoncarlo le 21 octobre 2008

- Comment sais-tu qu’il y a des sauvages ?

- Parce qu’il y en a toujours, des sauvages, sur une île déserte.

Marcelino, Pan y Vino

Publié dans Drôle | Laisser un commentaire »

La Vie Antérieure

Posté par gjoncarlo le 3 octobre 2008

La Vie Antérieure

J’ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de milles feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d’une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords d’une riche musique
Aux couleurs du couchant reflétées par mes yeux.

C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l’unique soin était d’approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.


Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

Publié dans Oppressant | Laisser un commentaire »

Le Chêne et le Roseau

Posté par gjoncarlo le 26 septembre 2008

Le Chêne et le Roseau

Le chêne un jour dit au roseau :
« Vous avez bien raison d’accuser la nature;
Un roitelet pour vous est un pesant fardeau;
Le moindre vent qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau,
Vous oblige à baisser la tête,
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n’auriez pas à tant souffrir:
Je vous défendrais de l’orage;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des royaumes du vent.
- Votre compassion, lui répondit l’arbuste,
Part d’un bon naturel; mais quittez ce souci:
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables;
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos;
Mais attendons la fin. » Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L’arbre tient bon ; le roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.

Jean de la Fontaine, Les Fables de la Fontaine

Publié dans Arrogant, Prémonitoire, Puissant | Laisser un commentaire »